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Le concept d’unités d’intervention en Gendarmerie est postérieur à la guerre de 39-45. Au retour d’ALGÉRIE, dans les escadrons de GM, il y a des « équipes commandos », constituées à la demande pour des missions de défense opérationnelle du territoire puis, après 68, pour de l’ordre public. Plus ou moins entraînées, peu ou pas équipées, ces unités de circonstance restent locales. Elles préfigurent les Équipes légères d’intervention (ELI) dans les escadrons.
Une série d’événements dont 3 prises d’otages meurtrières : à CESTAS en février 1969, à la prison de CLAIRVAUX le 21 septembre 1971 et surtout aux Jeux Olympiques de MUNICH le 5 septembre 1972, provoque une prise de conscience progressive qui aboutit, après les JO de MUNICH, comme dans plusieurs autres pays du monde, à la nécessité de disposer d’unités hautement spécialisées, entraînées et équipées en conséquence.
À la Direction générale de la Gendarmerie, après un projet sans suite d’équipe commando nationale au sein de la Gendarmerie des transports aériens, successivement en 1973, il est décidé de s’appuyer sur deux pôles qui sont en avance : à MONT-DE-MARSAN où un escadron est parachutiste depuis le début de 1971 ; en région parisienne où les équipes commandos suivent un entraînement régional depuis 1970. Lire revue 347…